Aujourd’hui, je te propose un nouvel article de blog pour t’aider à y voir plus clair dans tes choix alimentaires au quotidien. On retrouve de plus en plus de produits dans les rayons des supermarchés, mais aussi des emballages toujours plus travaillés, avec des logos, des allégations nutritionnelles… De plus, le marketing de certaines marques est très puissant ! Résultat : on peut rapidement se retrouver perdu(e) et ne plus savoir quel produit choisir. A travers cet article je vais essayer de t’aider à mieux décrypter les étiquettes nutritionnelles, pour faire des choix éclairés et adaptés à tes besoins. Alors bonne lecture à toi !
1 / L’étiquette nutritionnelle
Les emballages des denrées alimentaires sont encadrés par le Règlement INCO, mis en place en 2011. Son objectif principal est de protéger le consommateur en garantissant une information claire, lisible et transparente sur les produits que nous achetons. Concrètement, ce règlement impose la présence de plusieurs mentions obligatoires sur les emballages alimentaires, que voici :
- La dénomination de vente (ce qu’est réellement le produit)
- La liste des ingrédients (classés par ordre décroissant de quantité)
- La mise en évidence des allergènes (en gras, majuscules ou soulignés)
- La quantité nette (poids ou volume)
- La date de durabilité minimale (DDM) ou la date limite de consommation (DLC)
- Les conditions de conservation et d’utilisation
- Le nom et l’adresse du fabricant ou distributeur
- Le pays d’origine (dans certains cas)
- Un mode d’emploi (lorsque son absence ne permet pas un usage approprié de la denrée)
- Et bien sûr, la déclaration nutritionnelle
DLC et DDM, quelles différences ?
On confond souvent la DLC et la DDM, alors qu’elles n’ont pas du tout la même signification, ni les mêmes implications :
- La DLC (Date Limite de Consommation) correspond à la mention “À consommer jusqu’au…”. Elle concerne les produits périssables (viande, poisson, produits frais…). ➡️ Une fois la date dépassée, le produit peut présenter un risque pour la santé. Il est donc fortement déconseillé de le consommer.
- La DDM (Date de Durabilité Minimale) correspond à la mention “À consommer de préférence avant…”. Elle concerne des produits plus stables (pâtes, riz, conserves, biscuits…). ➡️ Une fois la date dépassée, le produit ne présente pas de danger immédiat, mais peut perdre en qualité (goût, texture, valeurs nutritionnelles).

À retenir – En pratique :
Un produit avec une DDM dépassée peut souvent être consommé sans risque, à condition de vérifier son aspect, son odeur et son goût. À l’inverse, une DLC doit être respectée avec vigilance.
Focus sur la déclaration nutritionnelle
À mon sens, la déclaration nutritionnelle est l’un des éléments à regarder en priorité, car elle permet d’évaluer l’impact d’un produit sur la santé.
Juger de la qualité d’un produit reste néanmoins complexe, car cela dépend de nombreux critères : la composition globale, la présence éventuelle de pesticides, d’additifs, de contaminants environnementaux, de substances issues des emballages, ou encore le degré de transformation…
Parmi tous ces éléments, la composition nutritionnelle reste toutefois l’un des facteurs ayant le plus d’impact sur la santé. C’est donc un excellent point de départ pour analyser un produit et faire des choix alimentaires plus éclairés.
Sur l’étiquette d’un produit transformé, certaines informations nutritionnelles doivent obligatoirement apparaître. On y retrouve notamment :
- la valeur énergétique (exprimée en kcal et en kJ)
- les matières grasses, dont les acides gras saturés
- les glucides, dont les sucres
- les protéines
- le sel

D’autres informations peuvent être ajoutées de manière facultative, comme la teneur en fibres, en vitamines ou en minéraux.
Ces valeurs sont toujours exprimées pour 100g ou 100ml de produit, ce qui permet de comparer facilement différents aliments entre eux. Dans certains cas, elles peuvent aussi être indiquées par portion (par exemple 125 g pour un yaourt), afin de se rapprocher davantage de la quantité réellement consommée.
*🍬 Le sucre : J’attire ton attention sur un point souvent mal compris : la ligne “dont sucres”. Cette confusion revient très souvent. Par exemple, certains s’étonnent de voir environ 5 g de sucres dans une bouteille de lait. En réalité, c’est tout à fait normal. La ligne “glucides” du tableau nutritionnel regroupe l’ensemble des sucres présents (complexes + simples) dans l’aliment, qu’ils soient naturellement présents ou ajoutés. La ligne “dont sucres” représente l’ensemble des sucres simples présents dans l’aliment, qu’ils soient présents naturellement ou ajoutés. Dans le cas du lait, ces 5 g correspondent simplement au lactose, le sucre naturellement présent dans le lait — et non à des sucres ajoutés.

2/ Le Nutriscore
Le Nutri-Score est un système créé en France, sous l’impulsion du professeur de nutrition et épidémiologiste Serge Hercberg, et désormais adopté par plusieurs pays européens. Mis en place en 2017, il a récemment évolué afin d’améliorer la précision de son algorithme.
Il s’agit d’un logo apposé sur certains emballages alimentaires, permettant d’évaluer rapidement la qualité nutritionnelle d’un produit. Il se présente sous la forme d’une échelle de 5 lettres, de A à E, associées à un code couleur allant du vert (meilleur choix) au rouge (moins favorable).
Ce score est calculé à partir de plusieurs éléments :
- Les nutriments à favoriser : fibres, protéines, fruits et légumes.
- Ceux à limiter : calories, sucres, acides gras saturés, sel.
🔎 Est-ce un bon outil ?
Bien que le Nutri-Score fasse parfois l’objet de critiques, notamment en raison de soupçons de liens avec les lobbys de l’industrie agroalimentaire, son efficacité a été largement étudiée. De nombreuses recherches indépendantes convergent vers une même conclusion : il s’agit d’un outil pertinent de santé publique. Son utilisation est associée à des choix alimentaires plus éclairés et, à l’échelle de la population, à une amélioration de l’état de santé.

Si le sujet du Nutriscore t’intéresse, je te recommande cette petite vidéo 😉.
3/ Les labels
En plus des mentions obligatoires, de nombreux produits affichent différents labels sur leurs emballages. Avec la multitude d’informations présentes, il est facile de se sentir un peu perdu. Alors concrètement, que nous indiquent réellement ces labels ?

- Évaluation de la qualité : C’est le cas du Label rouge, ou STG (Spécialité traditionnelle garantie) qui valorisent la tradition, le terroir, ou les qualités organoleptiques d’un produit.
- Évaluation de la provenance : Les logos IGP, AOP, AOC garantissent un lien étroit entre le produit et son terroir.
- Impact environnemental et éthique : D’autres portent sur la durabilité (biodiversité, ressources marines), les pratiques agricoles ou le bien être animal : logo AB (agriculture biologique), MSC, Planet Score, …
- Dimension santé : Au final, peu de labels informent sur la dimension santé d’un produit. À mon sens, les deux plus importants à retenir sont le label Bleu, Blanc, Coeur et Agriculture Biologique.
- Label Bleu, Blanc, Coeur : Les animaux sont nourris avec des aliments riches en oméga-3 (comme le lin), ce qui augmente légèrement la teneur en oméga-3 de leurs produits (oeufs, lait et viande).
- Label AB : Garantit un mode de production sans pesticides de synthèse, sans engrais chimiques, sans OGM et avec plus d’exigence vis à vis du bien être animal.

Mon avis de diététicienne : Tous les produits bio ne sont pas nécessairement synonymes d’aliments “sains”. Même si la réglementation liée au bio encadre strictement l’utilisation de certains additifs et garantit des modes de production plus respectueux, cela n’empêche pas certains produits bio d’être ultra-transformés, avec des compositions parfois loin d’être optimales sur le plan nutritionnel.
C’est par exemple le cas de certains biscuits ou gâteaux bio, qui peuvent contenir plusieurs additifs et afficher un Nutri-Score peu favorable à cause de leur teneur en sucres et AGS élevées.
4/ Comparatif produit
Comment bien choisir ses cookies quand on fait ses courses ?
Pour conclure cet article, je te propose un petit exemple concret de comparatif de produits.
J’ai choisi les cookies pour ce premier comparatif ! Nous sommes nombreux à adorer ces petits biscuits et ce n’est pas les références qui manquent dans les rayons des supermarchés. Alors parmi toutes ces options, comment choisir les plus intéressantes pour notre santé ?
Le produit idéal :
- Liste d’ingrédients au plus proche de la recette maison : farine, sucre, beurre/huile, oeufs, sel, levure chimique, pépites de chocolat.
- Présence limitée d’additifs
Lorsque je fais mes courses et que j’hésite entre deux produits, je viens tout d’abord regarder leur liste d’ingrédients. Puis, je me réfère à leurs valeurs nutritionnelles respectives comme expliqué ci-dessous :

Pour conclure, si je devais choisir entre les deux, je me tournerais plutôt vers les cookies Bjorg, dont la composition est un peu plus naturelle que celle des cookies Granola, et surtout sans huile de palme. Leurs valeurs nutritionnelles sont également plus intéressantes : ils sont plus riches en fibres, légèrement moins sucrés et salés, et moins riches en acides gras saturés (AGS).
Mais dans tous les cas, je tiens quand même à te rappeler qu’il n’est pas grave de consommer des produits dont la composition n’est pas toujours optimale. Si tu adores les cookies Granola, l’idée n’est pas de te dire de ne plus en manger. Chacun fait avec ses contraintes : le temps, le budget, les goûts, l’organisation… Ce qui compte avant tout, c’est de faire de son mieux au quotidien.
Cet article touche à sa fin j’espère qu’il t’aura aidé à mieux comprendre les étiquettes nutritionnelles et à faire des choix plus éclairés au quotidien. Si tu ressens le besoin d’y voir encore plus clair, n’hésite pas à venir me rencontrer en consultation : je serai ravie d’échanger avec toi et de répondre à toutes tes questions 😉
Cindy

